In this video, Tengis Dashmunkh of Lantuun Dohio USA explains lessons learned from advocacy efforts in 2024 to pass online child protection legislation in Mongolia. While the recommended provisions were not adopted, Lantuun Dohio USA has provided a document detailing the legal changes it proposed. The original document (in Mongolian) with recommended legislative revisions and unofficial translations are available at the links below. In each file, language in red indicates proposed new text, and strikethrough language indicates proposed deleted text.
Lantuun Dohio USA | https://lantuundohio.org
Proposals for Amendments to the Criminal Law in Accordance with the Draft Law on Protecting Children in Cyberspace
--- English Transcript ---
Hello. My name is Tengis Dashmunkh
I have been leading Lantuun Dohio USA's
efforts in child online safety for the past two years.
During this period, NCMEC has been our biggest partner organization,
consistently supporting our efforts to educate the public on this matter.
We are delighted to hear that NCMEC is establishing
the Global Platform for Child Exploitation Policy and appreciate this initiative.
Last spring, I had the opportunity to serve as a representative advisor to a legal team
working on a 'Child Online Protection' bill to be proposed to the Mongolian parliament.
We proposed amendments, new paragraphs and clauses to be added to the Mongolian criminal law
based on our experience from submitting a number of tips to the police on sexual crimes involving children.
Our proposal aimed to detail the existing articles,
introduce new concepts currently missing from the law, such as child grooming,
and tighten the associated punishments.
Unfortunately, the bill couldn't advance to the next stage,
but I would like to share the lessons I have learned.
First and foremost, the fact that Mongolian law is based on the Roman civil law model
presents a significant obstacle in combating child pornography and investigating such cases.
The reason is that this type of crime is classified as a 'crime against a person.'
Thus, the prosecutor demands that the child victim be identified and provides a statement,
even when the criminal act and motive are clearly established.
However, it is extremely difficult to identify a person based solely on photos or videos in Mongolia today.
Moreover, Mongolia lacks forensic analysis or processes for determining a person's age based on graphical content.
As a result, most cases are being disregarded.
Therefore, we need a legal framework that accepts expert testimony as sufficient for assessing
the age of a child captured in media, rather than requiring the victim to be identified in person, to allow the case to proceed.
Given that more than a hundred countries around the world have legal systems based on the Roman civil law model,
I don't think this situation is occurring only in Mongolia.
Developing the framework or solution I mentioned earlier could benefit many other countries as well.
Second, the Criminal Law of Mongolia contains only two clauses related to online sexual harassment against children.
The clauses are too generic and inadequate.
Hence, I believe we need to add detailed and specific provisions similar to those in the U.S. to improve them.
Third, it appears to me that there is a lingering uncertainty in Mongolian legal sector
about navigating the environment while respecting the principle of double jeopardy.
When we suggested enhancing penalties for repeat offenders to the legal project team,
they were skeptical about whether the idea adhered to the principle of double jeopardy.
I will stop my speech here.
I am very confident that the Global Platform for Child Exploitation Policy
will be a tremendous support to the effort in creating a world wide legal protection system for child online safety.
Thank you.
--- French Transcript ---
Bonjour, Je m'appelle Tengis Dashmunkh. Je conduis depuis deux ans les efforts de Lantuun Dohio USA en matière de sécurité des enfants en ligne. Au cours de cette période, le NCMEC a été notre principal partenaire, et a soutenu sans relâche nos efforts pour éduquer le public dans ce domaine. Nous sommes ravis d'apprendre que le NCMEC met en place la plateforme mondiale pour une politique de lutte contre l'exploitation des enfants, et nous apprécions cette initiative. Au printemps dernier, j'ai eu la possibilité de travailler en tant que conseiller représentatif auprès d'une équipe juridique qui préparait un projet de loi portant sur la « protection des enfants en ligne » qui devait être proposé au parlement mongol. Nous avons proposé des amendements ainsi que l'ajout de nouveaux paragraphes et de nouvelles clauses au droit pénal mongol suite à nos entretiens avec la police et après lui avoir donné un certain nombre de conseils sur les délits sexuels impliquant des enfants. Notre proposition visait à détailler les articles existants, à introduire de nouveaux concepts actuellement absents de la loi, tels que la manipulation psychologique des enfants, et à renforcer les sanctions associées. Malheureusement, le projet de loi n'a pas pu passer à l'étape suivante, mais j'aimerais vous faire part des leçons que j'ai tirées de ceci. Tout d'abord, le fait que le droit mongol soit basé sur le modèle du droit civil romain constitue un obstacle considérable à la lutte contre la pédopornographie et à l'instruction de ces affaires. En effet, ce type de crime est considéré comme un « crime contre la personne ». Le procureur exige donc que l'enfant victime soit identifié et fasse une déclaration, même lorsque l'acte criminel et le mobile sont clairement établis. Cependant, il est extrêmement difficile d'identifier une personne sur la seule base de photos ou de vidéos en Mongolie, aujourd'hui. De plus, la Mongolie ne dispose pas de services d'analyse médico-légale ou de processus permettant de déterminer l'âge d'une personne sur la base d'un contenu graphique. Par conséquent, la plupart des cas sont ignorés. Nous avons donc besoin d'un cadre juridique qui accepte que le témoignage d'un expert soit suffisant pour évaluer l'âge d'un enfant capturé dans les médias, plutôt que d'exiger que la victime soit identifiée en personne, afin de permettre à l'affaire de se poursuivre. Étant donné que plus d'une centaine de pays dans le monde disposent de systèmes juridiques basés sur le modèle du droit civil romain, je ne pense pas que cette situation se produise uniquement en Mongolie. L'élaboration du cadre ou de la solution que j'ai mentionnée précédemment pourrait profiter à de nombreux autres pays. Deuxièmement, le droit pénal de la Mongolie ne comporte que deux clauses relatives au harcèlement sexuel en ligne à l'encontre des enfants. Les clauses sont trop génériques et inadéquates. C'est pourquoi je pense que nous devons ajouter des dispositions détaillées et spécifiques similaires à celles en vigueur aux États-Unis pour les améliorer. Troisièmement, il me semble qu'il existe une incertitude persistante dans le domaine juridique mongol de naviguer dans l'environnement tout en respectant le principe de la double incrimination. Lorsque nous avons suggéré à l'équipe du projet juridique de renforcer les peines pour les récidivistes, elle s'est montrée sceptique quant à la conformité de cette idée avec le principe de la double incrimination. Je m'arrêterai ici. Je suis convaincu que la plateforme mondiale pour une politique de lutte contre l'exploitation des enfants apportera un soutien énorme aux efforts visant à créer un système de protection juridique à l'échelle mondiale pour la sécurité des enfants en ligne. Merci.
--- Spanish Transcript ---
Hola. Mi nombre es Tengis Dashmunkh. En los últimos dos años he dirigido los esfuerzos de Lantuun Dohio USA sobre seguridad infantil en línea. En este periodo, NCMEC ha sido la mayor organización asociada que ha respaldado nuestros esfuerzos de educar al público sobre este tema. Estamos encantados con el establecimiento por parte de NCMEC de la Global Platform for Child Exploitation Policy y apreciamos la iniciativa. La primavera pasada, tuve la oportunidad de ser el asesor representante de un equipo jurídico que trabajó en un proyecto de ley sobre «Protección infantil en línea» para proponerlo al parlamento mongol. Propusimos enmiendas, nuevos párrafos y cláusulas para añadir a la ley penal mongola basadas en nuestra experiencia de proponer a la policía determinadas claves sobre delitos sexuales que involucran menores. El objetivo de nuestra propuesta fue detallar artículos existentes, introducir nuevos conceptos que faltan en la legislación, como el acoso a menores, y reforzar las penas asociadas. Lamentablemente, el proyecto no avanzó a la siguiente etapa pero desearía compartir lo que he aprendido. Primero y lo más importante: el hecho de que la ley mongola se basa en el derecho romano es un gran obstáculo en el combate de la pornografía infantil y la investigación de los casos. El motivo es que este tipo de delito se clasifica como «delito contra una persona». Por ello, el fiscal exige que el menor víctima se identifique y realice una declaración, aún cuando el delito y el motivo se hayan establecido claramente. No obstante, actualmente en Mongolia es sumamente difícil identificar a una persona con base únicamente en fotografías o vídeos. Además, en Mongolia no existen análisis ni procesos forenses para determinar la edad de una persona con base en contenido gráfico. Como resultado, se desestima la mayoría de los casos. Por lo tanto, necesitamos un marco legal que acepte el testimonio de expertos como suficiente para evaluar la edad de un menor capturado en los medios en lugar de exigir que se identifique a la víctima en persona para que el caso prospere. Debido a que los sistemas legales de más de cien países en todo el mundo se basan en el derecho romano, no creo que la situación se presente únicamente en Mongolia. Desarrollar el marco o solución que mencioné anteriormente también podría beneficiar a muchos otros países. En segundo término, el derecho penal mongol tiene solo dos cláusulas relacionadas con el acoso sexual en línea contra menores. Estas cláusulas son demasiado genéricas e inadecuadas. Por ello, considero que necesitamos añadir cláusulas detalladas y específicas, similares a las estadounidenses, para mejorarlo. En tercer lugar, me parece que existe una incertidumbre sostenida en el sector legal mongol acerca de moverse en el entorno y, a la vez, respetar el principio de cosa juzgada. Cuando sugerimos al equipo legal del proyecto aumentar las penas para los reincidentes, dudaron acerca de si la idea estaba en línea con el principio de cosa juzgada. Finalizaré aquí mi exposición. Estoy muy confiado en que la Global Platform for Child Exploitation Policy será una gran respaldo al esfuerzo por crear un sistema de protección legal internacional para la seguridad en línea de los menores. Gracias.