Fundación PAS, a non-governmental organization, operates Mexico’s INHOPE-affiliated reporting hotline, Te Protejo México. In this video, General Manager Daniela Calvillo explains how partnering with other organizations helped Fundación PAS develop relationships and strengthen credibility with government authorities necessary to help launch Mexico’s hotline.
--- English Transcript ---
Hello, I am Daniela Calvillo,
General Manager of the Mexican Hotline
Te Protejo México.
This hotline has been very important for our
country because we did not have a tool like this,
this is a reporting hotline where citizens can
send URLs of photos and videos with content of sexual violence
against children and adolescents.
We are part of the INHOPE global network,
we have been Full Members for a couple of years and this international collaboration
allows us to eliminate
this content internationally,
globally and permanently.
We are obviously working for the elimination of
this content, but also for the restitution of the
rights of children and adolescents who have been
victims of this kind of violence.
It took us a long time to get to this point,
it was an adventure, and
many doors were closed until after three years
we were able to sign the MOU (Memorandum of Understanding) with the authorities of our country.
Why did it take us so long?
I think that, in countries like ours, in Latin American countries,
it is a very unknown project,
the authorities of our country
did not understand why it was important to have a
reporting hotline in our country when they already do this work.
After many meetings in which we were supported by
great partners such as NCMEC,
INHOPE and INTERPOL, after many meetings and a lot of time explaining
the project, thanks to the support of
the Senator who at that time was the President
of the Commission for the Protection of the Rights of Children
and Adolescents in the Chamber
of Senators of our country,
with their support we managed to schedule a meeting
with the Secretary of Security of our country
and that is how we were able to get
this MOU signed with the
highest security rank in Mexico,
our MOU is signed with the Secretary of Security and
Citizen Protection
and that is how we began to be able to operate the
hotline in our country. At the beginning the relationship
with the National Guard,
with whom we operate on a daily basis, was,
I am not going to say complicated, but it was a little slow,
once all parties in the project understood
that we are all joining the same fight,
the relationship began to flow. Something that helped us a lot was that
two years ago we brought INTERPOL
to Mexico, to the facilities of the Secretariat of Security and
Citizen Protection
and we had a training in terms of awareness,
but also in relation to certification regarding
INTERPOL's classification criteria.
This approach was vital for us to be able to have
a much closer and more
favorable relationship with
the National Guard authorities.
We also brought ICMEC to Mexico,
where it also provided training
to officials from the country's security areas,
but also to prosecutors, judges and magistrates,
who are another very important part of this process.
If we really want to bet that there will be justice and
processes of restitution of rights for children
and adolescents who have experienced this violence,
we have to bet that all
officials involved in this type of
legal and criminal follow-up
have this awareness of this crime,
so this type of training
that we have managed to bring to our country thanks to the
beautiful partnerships we have with these great
global and international organizations have helped us a lot.
And I would like to close with this question: Why is it important
to have a reporting hotline in countries like Mexico and especially
in Latin American countries?
We are aware that in our countries the
legal and criminal processes, of going to present a criminal complaint, can be
very tiring, very slow
and that is why, there is not a really
high culture of reporting in our countries
and we are another alternative.
We do not receive criminal complaints,
but we do receive these citizen reports
and can help citizens,
parents, mothers,
caregivers, teachers,
professors, who know that these photos are going
viral on the Internet, we are a tool that we can help to remove them.
we are a tool that we can help to remove them.
but we can also help them with
awareness-raising and accompaniment.
So, it is very important. Hopefully one day
all Latin American countries will be able to have a reporting hotline
and become members of a
global reporting network such as INHOPE. Thank you very much.
--- French Transcript ---
Bonjour, je m’appelle Daniela Calvillo,
et suis directrice générale du service d’assistance téléphonique mexicain,
Te Protejo México.
Cette ligne d’assistance est très importante pour notre
pays car nous ne disposions pas d'un tel outil.
Il s’agit d’une hotline de signalement que les citoyens peuvent utiliser pour
envoyer des URL de photos et de vidéos dont le contenu est lié à la violence sexuelle
à l’encontre des enfants et des adolescents.
Nous faisons partie du réseau mondial INHOPE.
Nous sommes membres à part entière depuis quelques années, et cette collaboration internationale
nous permet d’éliminer
ce contenu au plan international,
à l’échelle mondiale et de manière permanente.
Nous travaillons de toute évidence à l’élimination de
ce contenu, mais aussi pour le rétablissement des droits
des enfants et des adolescents qui ont été
victimes de ce type de violence.
Il nous a fallu beaucoup de temps pour en arriver là,
ce fut une aventure, et
beaucoup de portes se sont fermées jusqu’à ce que, trois ans plus tard,
nous avons pu signer le protocole d'entente avec les autorités de notre pays.
Pourquoi cela nous a-t-il pris autant de temps ?
Je pense que, dans des pays comme le nôtre, dans les pays d’Amérique latine,
il s’agit d’un projet très peu connu,
et les autorités de notre pays
n’ont pas compris pourquoi il était important de disposer d’une
hotline de signalement dans notre pays, alors que ce travail est déjà fait.
Après de nombreuses réunions qui nous ont apporté le soutien
d’excellents partenaires, tels que le NCMEC,
INHOPE et INTERPOL, après de nombreuses réunions et beaucoup de temps passé à expliquer
le projet, grâce au soutien du
sénateur qui, à l’époque, était le président
de la commission pour la protection des droits de l’enfant
et de l’adolescent de la Chambre
des sénateurs de notre pays,
avec leur soutien, nous avons réussi à organiser une réunion
avec le ministre de la sécurité de notre pays,
et c’est ainsi que nous avons pu obtenir
la signature de ce protocole d’entente avec le
plus haut niveau de sécurité du Mexique.
Notre protocole d’entente a été signé avec le ministre de la sécurité et
de la protection des citoyens,
et c’est ainsi que nous avons pu commencer à faire fonctionner la
ligne d’assistance dans notre pays. Au début, la relation
avec la Garde nationale,
avec laquelle nous travaillons tous les jours, était,
je ne dirais pas que c’était compliqué, mais c’était un peu lent.
Une fois que toutes les parties au projet eurent compris
que nous étions tous engagés dans le même combat,
la relation s’est développée. Ce qui nous a beaucoup aide, c’est
qu’il y a deux ans, nous avons convié INTERPOL
au Mexique, dans les locaux du ministère de la sécurité et
de la protection des citoyens,
et nous avons organisé une formation basée sur la sensibilisation,
mais aussi en matière de certification concernant
les critères de classification d’INTERPOL.
Cette approche était cruciale pour nous et devait nous permettre d’établir
une relation beaucoup plus étroite et
plus favorable avec
les autorités de la Garde nationale.
Nous avons également fait venir L’ICMEC au Mexique,
qui a également dispensé une formation
à des fonctionnaires des secteurs de la sécurité du pays,
mais aussi à des procureurs, à des juges et à des magistrats,
qui constituent une autre partie très importante de ce processus.
Si nous voulons vraiment parier sur la justice et les
processus de rétablissement des droits pour les enfants
et les adolescents qui ont subi cette violence,
nous devons parier que tous les
fonctionnaires impliqués dans ce type de
suivi juridique et pénal
sont sensibilisés à ce crime.
En conséquence, ce type de formation
que nous avons réussi à apporter à notre pays grâce
aux magnifiques partenariats que nous avons avec ces grandes
organisations mondiales et internationales nous a beaucoup aidés.
Et je voudrais terminer par cette question : Pourquoi est-il important
de disposer d’une hotline de signalement dans des pays comme le Mexique et plus particulièrement
dans les pays d’Amérique latine ?
Nous sommes conscients que dans nos pays, les
procédures judiciaires et pénales, qui consistent à déposer une plainte pénale, peuvent être
très fatigantes, très lentes,
et c’est la raison pour laquelle il n’y a pas vraiment de
culture du signalement dans nos pays,
et nous nous positionons comme une alternative.
Nous ne recevons pas de plaintes pénales,
mais nous recevons ces signalements de citoyens,
et nous pouvons aider les citoyens,
les parents, les mères,
les aidants, les enseignants,
les professeurs qui savent que ces photos deviennent
virales sur Internet.
Nous avons un outil qui peut aider à les retirer,
mais nous pouvons aussi les aider par
la sensibilisation et l’accompagnement.
Ceci est très important. Espérant qu’un jour
tous les pays d’Amérique latine pourront disposer d’une hotline de signalement
et deviendront membres d’un
réseau mondial de signalement tel qu’INHOPE. Je vous remercie.
--- Spanish Transcript ---
Hola, soy Daniela Calvillo, Coordinadora General de la Línea de Reporte Te Protejo México. Esta línea de reporte ha sido muy importante para nuestro país porque no contábamos con una herramienta así, esta es una línea de reporte en donde los ciudadanos pueden mandar URLs de fotos y videos con contenido de violencia sexual en contra de niñas, niños y adolescentes. Nosotros somos parte de la red mundial INHOPE, somos Full Members desde hace un par de años y esta colaboración internacional nos permite poder hacer la eliminación de este contenido de manera internacional, de manera global y de manera permanente. Este trabajo lo hacemos evidentemente por la eliminación de este contenido, pero también, por la restitución de los derechos de las niñas, niños y adolescentes que han sido víctimas de este tipo de violencia. Llegar a este punto nos tomó mucho tiempo, fue una aventura y fueron muchas puertas cerradas hasta que después de tres años logramos firmar el MOU (Memorandum of Understanding) con las autoridades de nuestro país. ¿Por qué nos tomó tanto tiempo? Creo que, en países como el nuestro, en países latinoamericanos, es un proyecto muy desconocido, las autoridades de nuestro país no entendían por qué era importante tener una línea de reporte en nuestro país cuando ellos ya hacen este trabajo. Después de muchas reuniones en las que nos acompañaron grandes aliados como NCMEC, como INHOPE y como INTERPOL, de muchas reuniones, de mucho explicar el proyecto, logramos gracias al apoyo de la Senadora que en ese entonces era la Presidenta de la Comisión de Protección de Derechos de Niñas, Niños y Adolescentes en la Cámara de Senadores de nuestro país, con su apoyo logramos agendar una reunión con la Secretaria de Seguridad de nuestro país y fue así como logramos que este MOU se firmara con el más alto rango de seguridad en México. Nuestro MOU está firmado con la Secretaría de Seguridad y Protección Ciudadana y fue así como empezamos a poder operar la línea de reporte en nuestro país. Al inicio la relación con la Guardia Nacional, que es con quien operamos diariamente, fue, no voy a decir que complicada, pero fue un poco lenta, una vez que todas las partes del proyecto lograron entender que todos estamos sumando a la misma lucha, la relación empezó a fluir. Algo que nos sirvió muchísimo fue que hace dos años trajimos a INTERPOL a México, a las instalaciones de la Secretaría de Seguridad y Protección Ciudadana y tuvimos un entrenamiento en cuanto a sensibilización, pero también en cuanto a certificación en cuanto a los criterios de clasificación de INTERPOL. Este acercamiento fue vital para nosotros para poder tener una relación mucho más cercana y favorecedora a la operatividad de nuestro trabajo con las autoridades de Guardia Nacional. También trajimos a México a ICMEC donde también dio capacitaciones y trainings tanto a funcionarios de las áreas de seguridad del país, pero también a fiscales, a jueces, a magistrados que son otra parte muy importante de este proceso. Si realmente queremos apostar a que haya justicia y procesos de restitución de derechos para niñas, niños y adolescentes que han vivido esta violencia tenemos que apostarle a que todos los funcionarios involucrados en este tipo de seguimientos legales y penales tengan esta sensibilización sobre este delito. Entonces, este tipo de capacitaciones que hemos logrado traer a nuestro país gracias a las hermosas alianzas que tenemos con estos grandes organismos globales e internacionales nos han ayudado muchísimo. Y quiero cerrar con esta pregunta de ¿Por qué es importante tener una línea de reporte en países como México y sobre todo en países latinoamericanos? Somos conscientes que en nuestros países los procesos legales y penales, de ir a presentar una denuncia, pueden ser muy desgastantes, muy lentos y es por eso que, no existe una cultura realmente alta de denuncia en nuestros países y nosotros somos otra opción. Nosotros no recibimos denuncias, pero sí recibimos estos reportes ciudadanos y somos una herramienta que le puede ayudar a los ciudadanos, a los padres de familia, a las madres de familia, a los cuidadores, maestros, docentes, que saben que existen estas fotos viralizándose en internet, somos una herramienta que les podemos ayudar a hacer la eliminación, pero también les podemos ayudar con temas de sensibilización y acompañamiento. Entonces, es importante, ojalá que algún día todos los países de Latinoamérica logren tener una línea de reporte y logren ser miembros de una red global de reportes como INHOPE. Muchas gracias.